Fusionner les écoles de sages-femmes en Lorraine ? Oui, mais pas n’importe comment !

Communiqué de presse du 19/02/2015
(Erratum : suite à la diffusion de ce communiqué, l’association des étudiants messins se retire de l’action.)

Dans le cadre de la réflexion autour du nouveau schéma régional des formations sanitaires et sociales, la Région Lorraine souhaite fusionner les écoles de maïeutique de Nancy et de Metz. L’association des étudiants sages-femmes de Nancy (AGAT), Fédélor et son réseau soutiennent le projet de fusion, mais pas à n’importe quel prix.

Au mois de décembre dernier, les équipes enseignantes des écoles de sages-femmes de Nancy et de Metz se sont vues annoncer un projet de fusion de leurs établissements d’ici 2016. Une idée loin d’être nouvelle et discutée depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Les étudiants des deux écoles disposent déjà d’une maquette d’enseignement commune assortie d’une mutualisation ponctuelle de certains cours magistraux.

L’AGAT, Fédélor et son réseau condamnent le manque de considération de l’avis des étudiants dans cette décision précipitée. Elles demandent à ce que l’intérêt des étudiants soit le principal argument invoqué pour orienter les choix de cette fusion.

Afin d’assurer la bonne évolution pédagogique de tous les étudiants sages-femmes de Lorraine, il est préférable de conserver les deux sites de formation en parallèle de la mise en place effective d’un site unique. Ainsi, les étudiants déjà entrés dans la formation pourront rester sur leur site d’origine jusqu’à l’obtention de leur diplôme.

Au vu de plusieurs éléments du contexte, les associations étudiantes demandent la création de ce site unique à Nancy d’ici 2016. La ville comprend un environnement d’études propice à l’imprégnation médicale de la profession de sage-femme de par son caractère hospitalo-universitaire qu’elle est la seule à posséder en Lorraine : continuité avec les arrêtés ministériels définissant le diplôme de formation générale en sciences maïeutiques (article 7 de l’arrêté sur le DFGSMa) ; mutualisation des cours entre les filières médicales ; accès à des ouvrages concernant leur future profession dans les bibliothèques universitaires des campus médecine (avec un pôle maïeutique en son sein) et pharmacie-odontologie ; intégration de l’école au futur Campus Biologie Santé de Brabois… L’offre de masters de recherche en présentiel ouverts aux sages-femmes en double cursus y est également plus importante.
Enfin, ces deux dernières années, 82,7% des étudiants lorrains admis dans la filière maïeutique ont émis le souhait d’étudier à Nancy.

Pour nous, étudiants lorrains, ces choix garantiraient une qualité de formation optimale pour les étudiants sages-femmes.

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